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Session de la Chambre : le photovoltaïque

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Mardi 15 novembre, à l'immeuble consulaire, se tenait la session de la Chambre d'Agriculture en présence d'Etienne Desplanques, Préfet de la Corrèze ; de Pascal Coste, Président du Conseil Départemental de la Corrèze et des autorités.

Les élus ont, entre autres, adopté les budgets (rectificatif 2022 et initial 2023), avant d'aborder le point central des débats : le photovoltaïque.
Une délibération a été soumise au vote pour que le potentiel photovoltaïque de la Corrèze soit prioritairement réservé aux petits projets de moins de 500 kWc portés par des agriculteurs ou des collectivités (sous conditions).
Celle-ci a été votée à l'unanimité, et pleinement soutenue par le Président du Conseil Départemental.

 

La position de la Chambre d'Agriculture de la Corrèze.


« 3 axes forts dictent la position de la Chambre d’Agriculture de la Corrèze sur le sujet de l’énergie solaire dans notre département :

  • La volonté de souveraineté financière.
  • La volonté de souveraineté énergétique.
  • La volonté de développer et d’optimiser les circuits courts.

Plutôt que de laisser s’établir uniquement quelques grands projets de 40 ha sur la Corrèze avec des investisseurs aux capitaux étrangers qui ne laisseront que des miettes à l’économie locale. La profession agricole, avec tous les acteurs du territoire, souhaite mettre en suspens ces programmes disproportionnés et lancer rapidement (et exclusivement) des petits projets inférieurs à 500 kWc par exploitation ou par site (soit moins de 2500 m2 de panneaux solaires), avec priorité sur les bâtiments et éventuellement sur les délaissés.

L’objectif est de couvrir la totalité du potentiel du réseau électrique et d’organiser à terme une économie électrique locale, circulaire et citoyenne. »


Tony Cornelissen
Président de la Chambre d’Agriculture de la Corrèze

 

 

Ce que dit la délibération relative au photovoltaïque - session du 15 novembre 2022


La délibération votée par les élus pose les constats suivants :


Par son emprise, l’économie solaire et le développement du photovoltaïque est très fortement lié aux territoires agricoles et ruraux.

Le Schéma Régional d’Aménagement, de Développement Durable et Egalité des Territoire prévoit pour le département de la Corrèze un potentiel de 600 MWc, soit l’équivalent de 600 ha de panneaux au sol par la capacité d’absorption des réseaux électriques. Le fait est que de nombreux investisseurs photovoltaïques extérieurs ont déjà ciblé plus de 600 ha de terres en Corrèze pour implanter du photovoltaïque dans des grands parcs au sol, qui auront un intérêt financier moindre pour l’économie locale.

De plus, le potentiel de raccordement photovoltaïque ne doit pas aliéner les possibilités de développement futures notamment sur bâtiments, ce qui sera le cas si les projets des investisseurs voient le jour.
Les collectivités locales qui souhaitent développer leurs territoires, doivent compter sur la pérennité de la profession agricole, pour cela il faudra donner de la lisibilité aux outils de productions pour installer et transmettre des exploitations viables et vivables. Le photovoltaïque peut en être un levier car il offre des possibilités d’autoconsommation et des possibilités de vente directe d’une partie de l’énergie en local.


Il apparait aussi logique, écologique et nécessaire de réserver aujourd’hui et demain prioritairement les possibilités de raccordements pour les toitures photovoltaïques sur bâtiments neufs ou déjà en service.


Le Président de la Chambre d’Agriculture de la Corrèze a demandé par le vote de cette délibération que soit réservé l’équivalent de 600 MWc sur le réseau sur le département de la Corrèze pour les projets inférieurs à 500 kWc portés par des agriculteurs ou des collectivités sous conditions :

  • En cas de projet sur foncier agricole, l’intérêt agricole soit avéré.
  • Un moratoire de 24 mois sur les projets supérieurs à 500 kWc.
  • Les règles de l’urbanisme pour les 3 à 250 kWc soient étendues aux 500 kWc (2500 m² de panneaux solaires) et favorisent les petits projets.

 

L’organisation d’une réunion ouverte avec présentation des enjeux, avec l’ensemble des partenaires a été validée.